Le potentiel de recrutement du secteur du nucléaire

Laure Martin

15/05/2018 | 878 mots | ENERGIE RECRUTE | EMPLOI ET CARRIÈRE
Le potentiel de recrutement du secteur du nucléaire © D’ici 2020, 110 000 personnes devraient être embauchées.

L’industrie du nucléaire est la troisième, derrière l’aéronautique et l’automobile, en termes de recrutement en France. 2500 entreprises sont recensées dans le secteur et 220 000 salariés y travaillent. D’ici 2020, 110 000 personnes devraient être embauchées.

« Malgré la conjoncture actuelle et ce qu’on entend sur la sortie du nucléaire de la France avec le développement des énergies renouvelables, le nucléaire reste un secteur qui embauche », fait savoir Sébastien Fouilhé, chargé d’affaires chez EnergieRecrute. « La demande en recrutement est solide dans le domaine du nucléaire, renchérit Jens Bicking, directeur d’Elatos, cabinet de recrutement spécialisé dans les métiers de l'environnement, de l'énergie et de l'informatique en France et à l'international. C’est notamment lié à la volonté de rallonger la durée de vie des centrales nucléaires françaises. Les investissements sont importants, ce qui est très porteur en termes de création d’emplois. »

15 000 recrutements en 2018

Ce besoin en recrutement « s’explique notamment avec les nombreux travaux de rénovation à effectuer dans les centrales nucléaires françaises, anciennes, indique Sébastien Fouilhé. Des travaux de grand carénage sont à réaliser pour augmenter leur durée de vie, ce qui impacte l’emploi dans le domaine de la maintenance et l’entretien.  

La Société française d’énergie nucléaire (SFEN) prévoit l’embauche de 110 000 personnes d’ici à 2020. Parmi les 15 000 recrutements annuels programmés pour 2018, plusieurs profils sont recherchés en priorité des techniciens :

- 2 200 recrutements annuels sont prévus en mécanique : machines tournantes, fabrication d’équipements, pompes,

- 1 600 en logistique et chantiers : intervention sur site, logistique de chantiers, échafaudage, acheminement de composants,

- 1 200 en automatismes, électronique et informatique industrielle : techniciens de machine, techniciens électroniques,

- 1 000 en gestion de projets,

- 800 en robinetterie, chaudronnerie, soudage, radioprotection ou encore métiers relatifs à la sureté nucléaire.

« Les normes et les contraintes sont de plus en plus importantes concernant la sureté et la sécurité des centrales, indique Jens Bicking. C’est le cas également pour la conception et la rénovation des bâtiments. On le constate dans les profils de postes demandés depuis trois à quatre ans. » Les ingénieurs en sûreté nucléaire sont donc très demandés.

Enfin, dans le secteur du nucléaire, toute la partie exploitation est gérée uniquement par EDF et couvre les métiers comme les techniciens-chimistes, les ingénieurs environnement nucléaire, les techniciens de manutention combustible.

Importance de l’alternance

« Les besoins dans le secteur sont assez récurrents, analyse Sébastien Fouilhé. Ce sont souvent les mêmes types de postes qui reviennent. » Et de poursuivre : « Nous constatons aussi l’importance accordée aux stages et à l’alternance ces dernières années car les entreprises du secteur cherchent à attirer la jeunesse pour les former directement. » Plus de 5000 alternants sont formés chaque année dans les entreprises de la filière afin de développer la montée en compétences dès les études. Dans le secteur, les carrières sont longues avec des contrats sur le long terme. Il y a assez peu de mission courte ou d’intérim.

Où les recrutements ont-ils lieu ?

Ces opportunités d’embauches concernent l’ensemble des entreprises de la filière nucléaire, des grands groupes aux PME. D’ailleurs, les PME spécialisées dans le secteur bénéficient d’un taux de croissance annuel de leurs effectifs de 4 % alors que l’industrie dans son ensemble perd 3 % de ses emplois chaque année. Les régions concernées par l’embauche sont celles où sont présentes des centrales nucléaires à savoir les régions Centre, Grand Est, Normandie, Nord ou encore Auvergne-Rhône-Alpes. « Mais les sociétés d’ingénieurs et de conseil en nucléaire comme Alten, Altran, Assystem, sont basées en Ile-de-France et les recrutements sont également possibles dans ces entreprises », conclut Sébastien Fouilhé.

> Article paru sur https://www.emploi-pro.fr/edito/article/le-potentiel-de-recrutement-du-secteur-du-nucleaire-aea-9288


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