Vinci et Spie candidats au rachat d'une division d'Alpiq-sources


19/04/2012 | 416 mots | ENERGIE RECRUTE | PÉTROLE, GAZ, CHARBON

FRANCFORT/PARIS, 18 avril (Reuters) - L'énergéticien suisse Alpiq, frappé de plein fouet par la décision de la confédération de sortir du nucléaire, est sur le point de céder une activité d'ingénierie électrique en Allemagne pour laquelle les français Vinci et Spie sont tous deux candidats, ont indiqué trois sources mercredi.

Cegelec (groupe Vinci ), et le groupe d'ingénierie électrique non coté Spie ont tous deux déposé des offres fermes sur EVT (Energie-Versorgungstechnik), activité d'ingénierie électrique d'Alpiq en Allemagne, ont ajouté deux sources proches du dossier et une source industrielle.

Le groupe suisse doit trancher la question le 26 avril, a précisé une d'entre elles.

Vinci, Spie et Alpiq ont refusé de faire un commentaire, tout comme la Deutsche Bank, chargée d'organiser l'opération.

Alpiq a lancé un train de mesures l'an dernier pour restructurer ses activités et se séparer d'actifs non rentables afin de réduire d'un milliard de francs suisses (800 millions d'euros environ) d'ici la fin 2012.

En 2011, le groupe a passé pour 1,7 milliard de francs de dépréciations et de provisions.

Alpiq a également engagé à ce moment-là la vente de sa filiale allemande Alpiq Anlagentechnik Group (AAT), qui regroupe EVT mais aussi Energie-Anlagentechnik (EAT).

Aucune offre n'a été reçue pour l'ensemble d'AAT, qui réalise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel pour un effectif d'environ 5.000 personnes.

Des sources financières ont estimé le prix de vente d'AAT de l'ordre de 500 millions d'euros, et celui d'EVT - 512 millions d'euros de chiffre d'affaires et 3.000 salariés - à au moins 200 millions d'euros.

Le syndicat allemand IG Metall a critiqué le manque de transparence dans lequel s'est déroulé le processus de cession et mis en garde sur le respect des droits des salariés après leur transfert chez le repreneur éventuel.

Alpiq est né en 2009 de la fusion de deux électriciens suisses avec les activités helvétiques d'EDF. Le groupe veut se recentrer sur ses quatre principaux marchés: la Suisse, l'Italie, la Roumanie et la France.

Spie, qui a réalisé en 2011 un résultat d'exploitation de 218,2 millions d'euros (+11,2%), veut quant à lui se développer par acquisitions hors de l'Hexagone, notamment en Scandinavie et en Allemagne.

L'Allemagne est le deuxième marché de Vinci Energies, division du groupe de BTP renforcé en 2010 par le rapprochement avec Cegelec. En 2011, l'activité a réalisé 63% de son chiffre d'affaires en France, et 13% sur le sol allemand. (édité par Jean-Michel Bélot)


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